
Plan de 1684 – Le Château de l’Ile Jars n’apparait pas, seul trois petits maisons sont sur ce plan.

Extrait de plan de 1686 ~ : on distingue le plan d’eau cervant à inonder le nord de Strasbourg à des fins militaire.
Le quartier du Tivoli s’est développé par étapes. En 1700, le Tivoli n’était encore qu’une île : l’île Jars. Sur le plan de 1684 (ci-dessus), on distingue trois petits bâtiments à l’emplacement du château de l’île Jars. En 1714, la construction du château de l’île Jars est édifiée par Antoine d’Andlau et Marie-Anne Klinglin. Vers 1720, une ferme en U fut bâtie à l’arrière du château, accompagnée d’une autre ferme comprenant une maison et une grange. Un bâtiment agricole s’élevait également à l’emplacement actuel du 14, rue Jean-Jacques Rousseau. A l’est du château de l’île Jars, un plan d’eau avait été aménagé bien avant la construction du château pour inonder le secteur à des fin militaire. Il était alimenté par un petit bras dérivé de l’Aar et permettait de fournir de l’eau au fortification nord de la ville.

Plan de 1720 – Un des premier plan où le Château de l’Île Jars et représenté avec la ferme et un hangar au sud du château.

Plan de 1755
En haut à droite du plan, on distingue 3 maisons rouge. Le château de l’Ile Jars en forme de H, La ferme en forme de C et un bâtiment aujourd’hui disparu qui se situait au 14 rue Jean-Jacques Rousseau. Cet étang peu profond, destiné à inonder les environs dès 1685, s’est transformé en patinoire en hiver lorsque Madame de Pompadour a mis le patin à glace à la mode.

Le quartier du Tivoli était à l’origine une zone marécageuse. L’Ill s’y étalait en de nombreux bras, et les principaux habitants de l’époque étaient sans doute les moustiques. Quelques fermes, et un moulin, y étaient implantés vers 1700.
Le Tivoli n’était alors qu’une île entourée d’autres îles, parmi lesquelles l’île Jars. Le nom évoque le mâle de l’oie ; il est permis de douter qu’il y ait eu plus de jars que d’oies, mais ces animaux devaient être très présents dans cette banlieue de Strasbourg.
La première construction d’une certaine importance fut le château de l’île Jars, édifié en 1714 par Antoine d’Andlau et Marie-Anne Klinglin. Un peu plus tard, une ferme en U fut bâtie, accompagnée d’une autre exploitation comprenant une maison et une grange, sans doute les vestiges les plus anciens du quartier. Un bâtiment agricole en L s’élevait également à l’emplacement de l’actuel 14, rue Jean-Jacques Rousseau ; il sera démoli en 1913.
Voir l’histoire de la Maison Voltaire.
Entre la passerelle Ungemach, qui ne fut construite qu’en 1920, et le château de l’île Jars, un plan d’eau très peu profond avait été aménagé par les militaire bien avant le château de l’Île Jars. Sur un plan des environs de 1800, il est fait mention que ce plan d’eau était transformé en patinoire en hivers. C’est Marie-Antoinette qui a mis le patinage à la mode dans les années 1770. Ayant grandi en Autriche où le patinage était courant, elle adorait glisser sur le Grand Canal de Versailles, ce qui était considéré à l’époque comme une activité très audacieuse pour une femme.

On distingue en face de la maison Voltaire l’ancienne grange qui sera remplacée
par une maison de style néo-classique français en 1913.
La place de Bordeau se nommait Schiltigheim Platz.
Le Licht-Luft Bad était l’endroit où l’on prenait des bains de soleil et d’air pur.
Le Graben der Insel Jars (petit ruisseau) faisait une boucle autour du parc du Tivoli.
Pendant la guerre de 1870, le château de l’Île Jars est bombardé. Il sera reconstruit et modifier en 1872-1873 par le Professeur Schutzenberger.

À la suite de la vente des terrains en 1898, une première série de maisons et d’immeubles est construite, marquant le début de l’urbanisation du quartier. Ce développement se poursuit jusqu’en 1914, année où le déclenchement de la Première Guerre mondiale interrompt brutalement l’évolution du quartier.
Vers 1925, les règles de construction évoluent : les contraintes héritées de la guerre de 1870 sont assouplies, permettant une reprise de l’urbanisation. Entre 1926 et 1938, de nouveaux bâtiments voient le jour. Leur mode de construction, utilisant le béton, tranche nettement avec celui des maisons d’avant-guerre, souvent réalisées en structure de bois limité à dix centimètres sur dix.
Après la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle vague de constructions à lieu entre 1946 et 1954, bien que plus limitée. Ces derniers édifices comblent les quelques parcelles restantes du quartier.
Dans les décennies suivantes, le tissu urbain continue de se transformer : certaines maisons anciennes sont démolies et remplacées par des bâtiments plus récents, aux volumes plus importants détruit des maisons individuelles pour les remplacer par des petits immeubles.

